Les points forts
Pour les débutants, la Yam fait
merveille, conciliant économies et facilité d’utilisation.
Bien
équilibrée et correctement suspendue, la XTZ 660 adore enrouler les
petites départementales, même à allure soutenue.
Ses suspensions et son carénage généreux garantissent un excellent
confort au pilote et à son passager. Ce dernier bénéficie d’une
place de choix : selle large, repose-pieds disposés bas et poignées
de maintien bien placées.
L’autonomie (+ de 300 km) est un atout non négligeable pour tailler
la route (et fait oublier l’encombrement et le poids). Par
définition, ce Trail se veut d’une grande polyvalence et permet
également aux grands (+ 1,75 m) de s’évader hors des sentiers battus ;
là où les ancêtres de la XTZ ont gagné leur patronyme de "Ténéré".
Les points faibles
A force de
civiliser le "gromono", Yamaha lui a fait perdre son âme. On ne
compte plus les jugements sévères à l’égard de son caractère, jugé
fade, décevant, voire même insipide.
Dans d’autres configurations, MuZ Scorpio par exemple, ce groupe
propulseur sait pourtant faire parler la poudre... Mais la XTZ est
un engin lourd (près de 180 kilos avec les pleins), doté d’un Cx
d’armoire normande. Le poids aussi pose problème aux moins d’1,70 m
qui peinent lors des manoeuvres en ville ou pour sortir d’une
ornière.
La boîte de vitesses souffre de la maladie des Yam, à savoir une
sélection dure et peu précise (faux points morts). Reste à blâmer le
frein avant, qualifié au mieux de ralentisseur (surtout en duo) par
la majorité des XTZ-istes.
Points à surveiller
Rares sont
les XTZ qui ont posé leurs tétines dans la boue, profitez-en pour en
trouver une. Le disque de frein peut accuser un voile, signe de
forte usure ou de chute.
Les joints spis de fourche risquent de fuir en cas de soufflet
manquant ou éventré (attaqués par la poussière). Si le moteur
cliquette ou cogne au ralenti, la distribution risque d’avoir
souffert (vérifiez le changement de chaîne primaire au delà de 40
000 km).
Attention aux échappements vidés ou non homologués et aux filtres à
air allégés. Le faisceau électrique de la XTZ souffre de nombreuses
avaries, toutes plus désagréables les unes que les autres.
Régulateur, bobine d’allumage et alternateur grillent périodiquement
(modèles 91 à 93).
Vérifiez que toutes les lumières fonctionnent, y compris au tableau
de bord. Attention au contacteur de béquille et à la jauge de
température sur le radiateur qui peuvent mettre toute l’alimentation
en berne. En dernier lieu, surveillez le rayonnage de la roue
arrière. Les rayons se détendent et cassent facilement.
MEMO
(à vérifier en priorité)
-
Disque de frein avant :
pièce exposée aux chocs, surtout en TT. Dès 30 000 km,
surveillez le voile éventuel, l’épaisseur et la régularité de la
surface.